Les projets aéronautiques sur l'aérodrome d'Aspres sur Buëch

 

Le projet de complexe industriel situé sur l'aérodrome d'Aspres sur Buëch intervient au moment où trois entités, ACV Aéro Service, l'APAME et une société qui va être créée début 2008 (ELECTRAVIA) développent très concrètement des projets d'aéronautique écologique, menés à ce jour à travers le pôle d'excellence rurale EXCELL'AIR et le pôle de compétitivité aéronautique et spatial PEGASE.

 

ACV Aéro Service est une société spécialisée dans le bureau d'études aéronautique, les calculs et la fabrication de protypes d'avions et d'ULM, le montage de kits et l'élaboration de dossiers techniques. Cette entreprise avait l'accord du Conseil Général pour faire construire un hangar sur l'aérodrome d'Aspres sur Buëch, mais la signature officielle de l'AOT (Autorisation d'Occupation Temporaire), qui devait intervenir le 18 septembre 2007, a été temporairement suspendue.

 

L'APAME est l'Association pour la Promotion des Aéronefs à Motorisation Electrique. Elle oeuvre pour le développement d'une aviation propre et silencieuse. Elle travaille avec le pôle de compétitivité PEGASE et de nombreuses organisations régionales, nationales et européennes. Elle est soutenue par le pôle EXCELL'AIR et le Conseil Général des Hautes Alpes.

 

La société en création ELECTRAVIA est lauréate du Concours National 2007 d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes, organisé par OSEO - ANVAR et le Ministère de la Recherche. Ce prix a été remis en juin dernier par Mme le Ministre Valérie Pécresse.

ELECTRAVIA est également très largement soutenue par l'INCUBATEUR IMPULSE, dispositif d'aide aux entreprises généré par le Ministère de la Recherche et le Fonds Social Européen. Elle travaille en étroite collaboration avec l'ONERA (centre français de recherche aérospatiale).

 

 

Ces équipes viennent de réaliser une grande première mondiale en faisant voler un ULM à moteur électrique, avancée technologique exceptionnelle couronnant trois ans de travail acharné.

 

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Le premier AVION à motorisation électrique développé par ACV Aéro Service, l'APAME et ELECTRAVIA va effectuer ses premiers vols dans les prochaines semaines.

 

 

De plus, une thématique globale d'aviation propre, silencieuse et écologique développée à travers le pôle de compétitivité PEGASE avec le support de l'APAME doit s'implanter très bientôt sur l'aérodrome. Elle va donner naissance au premier CENTRE EUROPEEN DE L'AVIATION VERTE : un centre unique au monde de recherche et d'expérimentation appliquée sur les solutions à développer pour obtenir une aviation écologique.

 

 

Avec ces développements et ce centre, les Hautes Alpes deviennent un lieu incontournable d'une aéronautique propre et respectueuse de l'environnement.

 

Et c'est à terme plus de 70 emplois à plein temps qui seront créés à Chevalet par ces différentes entités (APAME / CENTRE EUROPEEN de l'AVIATION VERTE, ACV Aéro Service et ELECTRAVIA).

 

 

Le Conseil Général s'est engagé fermement à soutenir ces projets et à trouver des solutions pour leur permettre d'aboutir quel que soit l'avenir de l'aérodrome. Selon les élus, il n'est pas question pour le moment de condamner les activités aéronautiques actuelles et les développements prometteurs futurs.

 

 

Il faut néanmoins savoir que le département des Hautes Alpes ne compte que quatres aérodromes, dont un privé :

- Gap - Tallard

- St Crépin

- Aspres sur Buëch

- La Bâtie Montsaléon (aérodrome n'appartenant pas au Conseil Général)

 

Les activités d'aviation écologique envisagées par les entités ACV Aéro Service, APAME et le CENTRE EUROPEEN DE L'AVIATION VERTE (avec le pôle PEGASE) et ELECTRAVIA ne peuvent se développer qu'aux abords d'un aérodrome, afin de pouvoir réaliser des essais.

 

Gap - Tallard est un aérodrome ayant déjà une forte activité. St Crépin est trop excentré et dédié au vol à voile. Si Aspres disparaissait, il ne resterait dans le département que la plateforme de la Bâtie Montsaléon pouvant a priori abriter certaines de ces activités. Mais les spécificités techniques de cet aérodrome pour l'heure privé ne pourraient hélas pas permettre le développement ambitieux qui est pour l'instant envisagé sur Aspres.

 

 

Il faut bien garder à l'esprit qu'il est beaucoup plus facile de trouver dans les Hautes Alpes 50 ha de terrains pour réaliser une centrale solaire que de retrouver dans le département un aérodrome susceptible d'accueillir les activités aéronautiques présentes et futures de la plateforme d'Aspres sur Buëch.

 

 

Pourquoi détruire ce qui existe, alors que tout peut être développé en parallèle ?